À propos du livre

Genre

Poésie

Parutions

2023 France, Éditions Bruno Doucey
2012 Québec, Éditions de L’Hexagone

Éditeur

Éditions Bruno Doucey

LE MOT DE L’ÉDITEUR

« Par quelle lointaine croyance les êtres humains ont-ils associé le sentiment amoureux à l’organe vital qui bat en nous ? Un regard, et le cœur chavire. Une parole aimante, et la vie pulse plus intense et plus belle. Un enfant naît de notre union, le voici devenu notre chair, notre sang. A contrario, une rupture, une perte, et que le cœur se brise. Le grand mérite d’Hélène Dorion n’est pas d’avoir pensé, en poète philosophe, les liens qui unissent le coeur à l’amour, mais d’avoir tenté, dans un entrelacs d’images et de résonances musicales, une approche du vivant dans laquelle l’amour et le coeur se trouvent associés au livre et à la poésie, aux paysages et au monde dans lequel nous vivons. Une approche sensible qui fait chanter, danser, battre la vie, ce miracle fragile. Jusqu’au vertige. »

— Bruno Doucey

PRESSE

« Que faire, alors, quand « l’amour vacille sur la ligne de l’aube », qu’« une histoire glisse au fond des eaux » et qu’on se retrouve, après un chagrin ou une rupture, forcé de vivre « un dernier voyage au bout de l’absence » ? Finalement, rien. Nous ne possédons pas l’amour, nous le ressentons. Et c’est dans cette posture en apparence attentiste et sans espoir que nous réalisons, un jour, que « la figure des heures », loin d’être achevée, « recommence, maintenant, étonnée de vivre encore ». Et la poétesse de conclure : « Je n’ai fait le tour, ni de mes rêves ni de l’amour. »

— Ella Micheletti, magazine Marianne.

« Vertige de l’amour : par ses mots, Hélène Dorion crée un lien entre nos cœurs et toutes choses vivantes aussi fragiles que sublimes, à l’image de ce doux recueil. »

— LIBRAIRIE DE PARIS

Extrait

Le temps. Je gravis chaque pente, chaque falaise,
franchis chaque obstacle pour toucher la cime, enfin
cette pointe d’aiguille où nous sommes lumière et joie, enfin
– lumière et joie.

Je choisis le vent pour me rappeler la précarité des choses,
l’ocre, le rouge pour éclairer la terre,
les oiseaux blancs, je choisis les branches cassées
pour me rappeler la descente
et l’envol, je choisis le feu qui brûle et transforme
les mots qui pétrissent l’argile, les falaises abruptes
de Rilke, les vagues de Virginia Woolf,

je choisis les fraîches ondées, les couleurs du soir
et les questions qui durent au bout des ans,
je choisis le plus infime,
la rose, ton regard, mon cœur
qui respire l’impérissable

leçon de beauté, leçon de fragilité.

Voir et rejoindre, je choisis
ce qui m’échappe
et me dénude.

Contenu de la page